Le WAG ou Web à Québec

24 février 2011 Laisser un commentaire

L’événement Web à Québec a présentement lieu à l’Hotel Pur dans le centre-ville de Québec.

Si comme moi vous ne pouvez pas être présent vous pouvez tout de même suivre live les capsules vidéos qui sont produites entre les conférences.

De plus, vous pouvez suivre les évènements sur Twitter avec le hashtag #WAG.

Demain, la communauté de pratique en accessibilité web (hashtag #008) verra le jour après la table ronde sur le sujet le 25 février de 11h à 12h. Plus de détails sur la video que king76 a faite à ce sujet.

Non seulement Québec est une belle ville, mais en plus on y retrouve un évènement web. 

Longue vie à cette belle initiative.

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Prédiction 2011

22 décembre 2010 Laisser un commentaire

En cette dernière journée de travail,  j’y vais de ma propre prédiction pour la prochaine année:

« Je sens que 2011 sera l’année de l’accessibilité »  

Fin de la prédiction.

Aurons-nous une directive ou un ordre de la cours pour rendre les sites web gouvernementaux accessible? Certains pourraient donner une réponse précise mais pour ma part, j’entrevois que 2011 sera du moins une année ou nous travaillerons fort sur la sensibilisation.

Certains ont une longueur d’avance à ce sujet. Beaucoup ont documenté les outils et j’ajoute aux listes de mon entrée précédente les sites suivants :

  1. Tentatives Accessibles  – Vous y trouverez une liste d’outils et de descriptions – FR
  2. Outils d’évaluation du WAI – Une liste exhaustive comprenant le nom, le lien, la description, la langue d’utilisation, la version du WCAG dont il se réfère, le format et d’autres informations utiles. – ANG
  3. La liste du WebAIM (Web Accessibility in Mind) – Un dossier portant sur les outils ainsi qu’une évaluation et une classification. – ANG
  4. Douze outils de vérifications – Le site Sitepoint offre douze outils pour valider le site d’un point de vue accessibilité.  – ANG
  5. Aide à l’évaluation – Une liste d’outils du site Accessiweb. – FR


Puisque pour moi, l’année se termine ainsi, je ne peux que vous donner cette liste sans autres informations ou indications d’utilisation.

Je me donne comme objectif en 2011 d’en savoir plus sur le sujet, de travailler d’arrache-pied afin de sensibiliser les décideurs ainsi que les artisans et ainsi, aider à améliorer la situation actuelle. Un bien ambitieux mandat mais qui se fera avec l’aide de précieux collaborateurs. Vous serez tenu au courant au fur et à mesure des avancements.

À moins de trouver un sujet digne d’intérêt se montre le bout du  nez durant la période des fêtes, je risque d’être assez éloignée d’un clavier durant les prochaines semaines.  Mais j’ai (presque) déjà hâte au retour pour partager des nouvelles connaissances ou des trouvailles. Je sens que la nouvelle année sera fertile en nouvelles expériences.

Je termine en vous souhaitant d’en profiter.

Nausica

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Accessibilité? ! ?

17 décembre 2010 Laisser un commentaire

Accessibilité

J’utilise cette entrée de blogue pour mettre à un endroit centralisé (autre que Delicious, mais ça c’est une autre histoire)  tous les outils, idées, ressources et autres informations du genre sur l’accessibilité. Ce mot est récemment entré dans mon vocabulaire ainsi que mes préoccupations suite à mes nouvelles fonctions au sein de la fonction publique.  Depuis quelques jours, j’ai « migré » dans l’équipe Internet. Je reviens à un de mes premiers amours professionnels.

La priorité actuelle est d’en apprendre le plus possible à ce sujet. De plus, le mot d’ordre est  sensibilisation.  Sensibiliser les décideurs, les fournisseurs de textes et d’images, les intégrateurs, de la réalité de certains utilisateurs.

À ce sujet j’ai récemment eu une formation à ce sujet et celle-ci m’a ouvert les yeux de plusieurs façons. En fait, moi qui avait une vision exceptionnelle il n’y a pas si longtemps, j’ai maintenant besoin de petites lunettes rouges pour voir de près.

Saviez-vous que de par le monde environ dix pourcent de la population mondiale vit avec un handicap? Ce qui veut dire un nombre d’environ 650 millions.

Comment se fait-il qu’en 2010 il ne soit pas possible pour une personne avec une visibilité réduite de ne pas surfer sur la toile aussi facilement que le reste des utilisateurs? Par exemple : on a un texte dans une page et en plein milieu, il y a une image d’un tableau d’information. Mais ce tableau n’a pas de texte alternatif. Résultat : les informations affichées dans le tableau restent inaccessibles pour la personne qui ‘écoute’ la page…

Je croyais bien à tort qu’une page ordinaire, avec un bon texte et quelques images bien placées serait très claire pour tous. (insérer ici un bruit signifiant une mauvaise réponse).

Je crois qu’une fois que les ‘fournisseurs d’information’ seront sensibilisés, la première lueur pourra naître à l’horizon.

Mais, comme le disait Henry Ford : L’enthousiasme est à la base de tout progrès.

En attendant, voici une liste de liens d’outils qui pourront être utilisés dans notre démarche vers l’accessibilité.

Outils

Cette petite liste d’outils regroupe des lecteurs d’écrans, des outils d’édition et de création utiles(principalement pour Firefox) pour la fabrication correcte de pages accessibles :

  • Firefox – Un navigateur Web gratuit et multi-plateforme et développé en logiciel libre (c’est juste s’il ne fait pas la vaisselle). Il est aussi le navigateur à utiliser pour valider, tester, et surtout améliorer l’accessibilité des pages présentes et futures.  Bonus en passant: sur le site de Wikipédia, vous trouverez des informations sur comment paramétrer le navigateur.
  • Chrome – Un autre navigateur, celui-ci développé par Google. Ces deux liens ne sont pas un outil comme soi, mais plutôt un point de départ à avoir pour bien visualiser et tester les pages.
  • Fangs – Une extension de Firefox  qui permet d’avoir une représentation textuelle d’une page Web similaire à la façon dont une page Web serait lue par un lecteur d’écran moderne.
  • Snook – Une application Web permettant de visualiser les contrastes dans une page Web. Vous entrez le code hexadécimal des couleurs de premier plan et de fond d’un document et cet outil vous mentionne si la nuance de couleur est conforme.
  • Wawe – Une autre application utilisable soit en ligne, soit comme une extension de Firefox pour analyser une page soit pour voir les erreurs, en texte seulement, en perception (outline) ou pour voir la structure de la page.
  • Firebug – Le nom le dit, une autre extension pour Firefox qui permettra de déboguer, éditer et modifier le contenu HTML, CSS ou Javascript d’une page Web.  Il existe aussi une version appelée « lite » pour Chrome.
  • WebDeveloper – Module à ajouter au navigateur Firefox. Apporte une aide rapide au niveau de l’édition et de l’affichage des feuilles de styles CSS.
  • Colour Contrast Analyser – Module à ajouter au navigateur Firefox. Examine les couleurs de fond et de texte et apporte des informations au niveau des contrastes.
  • NVDA ou Non Visual Desktop Access – Lecteur d’écran pour les systèmes d’exploitation Windows.
  • JAWS – Non pas les mâchoires mais le logiciel de lecture d’écran sous windows.
  • HeadingsMap – Module à ajouter au navigateur Firefox. Génère une map de la structure des documents Web.

Liens

Voici une liste de liens pertinents à la cause de l’accessibilité. De la même façon que la liste précédente, cette liste pourra s’améliorer avec vos ajouts et mes autres trouvailles.

  • Standards sur l’accessibilité d’un site Web – Accessibilité aux personnes handicapées : travaux de normalisation.  Cette page vous donnera accès aux documents résumant les travaux d’élaboration des standards (site Web SGQRI 008-01, document téléchargeable SGQRI 008-02 et multimédia dans un site Web SGQRI 008-03) ainsi que d’autres documents du même genre (bonne lecture!)
  • Accessibilité Web : coopérative sans but lucratif favorisant les bonnes pratiques destinées à optimiser l’expérience utilisateur. Vous trouverez aussi une liste de tous leurs conseils d’accessibilité.
  • Web Accessibility in Mind (WebAIM) : Dans le même genre que le lien précédent, ce site offre des outils, des services et est le distributeur de l’outil Wawe mentionné plus haut.
  • Writing for the web – Écrire pour le Web, un arbre de décision pour écrire les textes alternatifs des images.
  • WebAccessibilite.fr – L’accessibilité en France.
  • Web Content Accessibility Guideline – Mieux connu sous le nom de WCAG (maintenant version 2.0) sous l’égide du world wide web consortium de standardisation ou W3c.
  • WCAG en français – Traduction d’un groupe de comité de traduction formé de 43 organisations réparties sur 5 pays francophones.
  • AccessiBlogue – Blogue portant sur l’accessibilité des contenus Web aux personnes handicapées et vieillissantes.

En remerciement

Je ne voudrais pas terminer ce billet sans mentionner l’aide de Iagozi pour les statistiques, les outils et la formation qui m’a ouvert les yeux à ce sujet.


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Influence

6 décembre 2010 Laisser un commentaire

J’ai mon compte Twitter depuis maintenant quelques mois.  J’y mets mes liens vers ce blogue, des informations pertinentes sur mon travail ou des évènements d’intérêts  et quelquefois…  rarement… des informations un peu plus personnelles.

Force est d’admettre qu’il y a plusieurs types utilisations de Twitter et de ses 140 caractères permis.

Certains l’utilisent pour faire du marketing, pour se faire connaître ou faire connaître leur marque ou pour demander aux gens qui les suivent d’être généreux pour une cause ou une autre.  

D’autres nous informent de ce qui leur passe par la tête au moment ou ça se passe. Certains nous informent des nouveautés dans leur différents domaines ou de l’actualité.

D’autres l’utilisent comme moyen pour diffuser une bonne histoire (à ce titre, je vous conseille Conan O’Brien, il a toujours le mot juste généralement en peu de caractères ou François Pérusse qui je crois n’a pas vraiment besoin de présentation) certains ont compris l’outil et l’utilisent à fond depuis le début, en collaboration avec les autres médias plus traditionnels.

D’autres  tout, sur tout, partout, pour tout. Même si le contenu de son déjeuner n’intéresse personne d’autres que lui ou elle, nous sommes les fiers récipiendaires de cette information totalement inutile, mais diffusée quand même. Ce type d’information est aussi connu sous le nom de ‘bruit’.

Les gens qui décident de nous suivre, comment peuvent-il savoir quel type d’utilisation nous allons faire de notre compte?

Lorsque je décide de suivre quelqu’un, je fais quelques vérifications, du genre je vais voir les derniers tweets de la personne, son site s’il y en a un, ça me permet de déduire un peu son style, son public-cible et de voir si ses intérêts rejoignent un peu les miens.

Il m’arrive de tomber dans le mille, (comme pour Conan) mais il m’arrive aussi de suivre des gens qui mettent beaucoup de bruit. C’est un peu comme faire confiance à un colporteur en lui accordant tout votre temps dès qu’il a cogné à notre porte.

À ce sujet saviez-vous qu’il existe un outil de vérification de votre influence sur le Web? 

Sur le site Klout.com, entrez votre pseudonyme dans le champ de recherche et laisser l’outil vous dire ou vos élucubrations vous mènent, côté influence.

Ou faites le test en y mettant un autre pseudonyme ou deux, l’exercice en vaut la peine.

Si vous connaissez d’autres outils du même genre, merci de m’en faire part!

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Usage du gouv 2.0 – première leçon

1 décembre 2010 Laisser un commentaire

L’utilisation des outils 2.0 est relativement simple.  On ouvre un compte, on écrit, on envoit et paf! je suis sur le web social.

Bien sûr, utiliser ces services à bon escient est une autre histoire. On retrouve beaucoup de spécialistes qui sont prêts à nous donner tous  les conseils nécessaires pour réussir.  Malgré tous ces spécialistes, j’avouerais ici que les exemples de bonnes pratiques d’utilisation du web social par les différents gouvernements n’abondent pas encore.

Nous sommes encore présentement aux débuts de l’utilisation de ce type de médias.  Pourquoi les utiliser? N’est-ce pas tout simplement une mode qui va passer?

J’ai en tête un ministère déjà sur le fil twitter, d’autres sont encore en train d’y penser.

Le gouvernement Anglais semble particulièrement prêt à utiliser ce médium. J’irais jusqu’à dire que de plusieurs façons, ils prennent une longueur d’avance.

Un exemple frappant est le site writetothem. (Écrivez-leur).

En allant sur ce site, vous entrez votre code postal (postcode), trouvez le député (representative) à qui vous voulez communiquer et vous lui envoyer votre lettre en remplissant un formulaire. Cinq étapes simples pour faire connaitre votre opinion.

Pas satisfait? En voici un autre !

Fix my Street permet en quatre étapes d’informer le conseil de votre quartier (council)  d’un bris, d’un graffiti ou d’un lampadaire défectueux. Ils mentionnent même que dans le dernier mois 1659 réparations ont ainsi été faites.

C’est simple et rapide. Aussi rapide que dire deux-point-zéro.

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Doit-on donner toutes les informations?

16 novembre 2010 Laisser un commentaire

 Depuis un certain temps déjà, les données personnelles font office de données obligatoires pour procéder à une transaction avec les marchands (en ligne ou non).

 Parmi certains exemples qui me sont arrivés:

 – J’achetais un item dans une boutique de décoration et juste avant de me faire payer on me demande mon numéro de téléphone.

 – Il y a pas si longtemps, dans une boutique d’équipement électronique, pour acheter quelque chose d’aussi ordinaire que des piles on me demandait mon nom et adresse postale complète. Pas de possibilité d’acheter si ces informations n’étaient pas données!

 – Pas plus tard qu’il y a deux semaines, pour savoir si j’étais éligible à un concours dont le prix était de 1000$, je me devais de remplir un formulaire de 15 questions dont champs obligatoires étaient tout simplement : nom, adresse et date de naissance!!

 – Qui à un moment ou un autre, n’a pas eu à donner son code postal chez nul autre qu’Ikéa?

 Qu’on les donne volontairement ou pas, les données sont compilées et stockées. Elles sont interprétées, analysées et surtout, utilisées. Dans quel but ? Nous conseiller, nous informer, nous rejoindre, nous sonder. Plus les données sont complètes et diversifiées, plus on peut faire de recoupement précis, donc cibler correctement la clientèle et MIEUX nous vendre.

 Les données permettent aussi de faire fortune. Car plus les bases de données contiennent d’informations riches et à jour, plus ces informations peuvent devenir une marchandise. Donc être vendues elles aussi. Cher.

 Si ce n’était que la seule intention, en soit, cela ne serait pas vraiment un problème. Mais l’utilisation ne s’arrête pas que là.

 Il est possible de prendre des données, de les grouper, les analyser et en tirer des conclusions différentes. Car si on peut vendre à cette personne que l’on a identifié, rejoint et satisfait avec nos produits, on peut aussi la solliciter pour autre chose. Ou la frauder. Ou la harceler même.

 Pour vous donner un exemple, je n’irais pas plus loin que ma propre expérience : Lorsque j’arrive chez moi, mon répondeur m’accueille avec enthousiasme en me faisant voir le nombre de messages en attente.  A chaque fois, la personne qui a appelé n’a pas laissé de message. Cette situation dure depuis des mois.  J’ai fait mes vérifications et c’est un fournisseur de ligne téléphonique et d’internet qui essai de me vendre son forfait, clamant pouvoir me fournir de meilleurs prix. Comment ont-ils eu mon adresse et mon numéro de téléphone?

 Que puis-je faire? Comme partout ailleurs, puisqu’il n’y a pas de standards à ce sujet, il n’y a pas de recours non plus. Il est possible d’être victime de ce type d’ouverture de données, mais sans jamais s’en rendre compte ou souvent lorsqu’il est trop tard.

 Une partie de moi veut donner toutes les informations, offrir au monde mes coordonnées, numéro de téléphone, adresse postale, alouette!  Mais une autre partie de moi dit toujours: attention, trop en donner souviens-toi du répondeur!

 Et tout récemment, j’ai commencé à me poser la question : et bien pourquoi pas tout donner et voir ce qui en résulte. Un genre de laisser-aller informationnel.

 Je me suis réellement posé la question. J’avais même commencé à donner des informations, en échange (je le confesse) d’échantillons gratuits et parfois de coupons. Mais lorsque j’enregistrais mes informations personnelles, je prenais bien soin (je le jure!) de cocher la case spécifiant que ces informations ne seraient pas données à d’autres (promis promis!).

 Résultats: 

 – Depuis quelques mois, les offres de produits financiers, d’événement de rabais chez des marchands pleuvent dans ma boite aux lettres.

 – Le téléphone a sonné chez moi récemment (et pour une fois, je pouvais répondre). C’était pour me mettre au  courant des performances récentes d’une équipe de sport amateur sur la scène mondiale, et par le fait même me demander de les aider!

 – Et pas plus tard qu’hier, mon répondeur clignotait allègrement, m’annonçant encore que deux messages (vides) m’attendaient.

 Doit-on donner toutes les informations?

——————— Ajout fait le mardi 21 décembre ———–

Dans le même ordre d’idée, voici une manchette du journal The Gazette au sujet d’une amende que Bell Canada doit payer pour la violation de la liste des abonnés à ne pas appeler (Do Not Call List).

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Rupture gracieuse

11 novembre 2010 Laisser un commentaire

En suivant Twitter, je suis tombée sur l’entrée suivante :

Tech blogger breaks up with Wired over women on the cover.  Chris Anderson replies in the comments.

Traduction libre : Une blogueuse technique rompt avec Wired (un magazine américain spécialisé dans les technologies de l’information) à cause de l’image des femmes en couverture . Chris Anderson (Éditeur de Wired) répond dans les commentaires.

La lettre (en anglais) est une lettre ouverte à Wired.  Cindy, l’auteur, enseigne dans une école de journalisme et de communication de masse à San Marcos.  Elle mentionne qu’elle adore le magazine, elle y est même abonnée, mais elle doit mettre fin à sa ‘relation’ avec celui-ci.

En gros, sa raison est que le traitement de l’image de la femme en couverture de ce magazine ne représente pas le succès des femmes dans le domaine des technologies, ce qui est généralement le cas pour les hommes qui sont en couverture, mais utilise plutôt la femme d’une façon soit loufoque ou carrément à connotation sexuelle.  Voir par exemple, la dernière couverture

Je suis le fil twitter de Wired depuis des mois déjà. J’adore ce magazine, même si présentement il ne m’est pas toujours possible de les lire aussi souvent que je le voudrais.

La lettre de Cindy explique que Wired, avec ce type de couverture, n’a pas à utiliser l’image des femmes de cette façon pour vendre. Wired est mieux que ça.

L’argument le plus intéressant est celui de la preuve, allez voir la liste des couvertures de Wired des dernières années. Force est d’admettre que lorsqu’il y a une femme, ce n’est pas pour montrer que les celles-ci ont un rôle important dans le domaine des technologies  mais qu’elles sont jolies avec des faux diamants sur le corps ou en prenant des poses plutôt suggestives.

J’ai fièrement terminé mon DEC en programmation en étant la seule femme parmi trente hommes.  J’ai depuis roulé ma bosse dans le domaine des technologies de l’information en surfant sur plusieurs vagues. J’étais (et suis toujours) généralement entourée d’une majorité d’hommes au travail.

Je ne crois pas que je sois meilleure qu’eux. J’ai mes forces et mes faiblesses. Je crois par contre que ma vision des choses dans mon travail fait que le résultat livré au client peu importe lequel est meilleur. Nous faisons un travail d’équipe dans le respect des autres et dans le but commun de livrer les meilleures applications possibles.

Je n’ai pas de difficultés à émettre mon opinion, même si elle ne représente pas ce que la majorité pense, ou même si ça signifie que nous devrons de nouveau retrousser nos manches pour nous améliorer. J’ai souvent (et même récemment) informés mes collègues qu’ils étaient capable de faire beaucoup mieux, même si ce qu’ils faisaient était généralement « raisonnable ».

Je suis d’accord avec l’opinion de Cindy. Non pas pour moi. Je sais naviguer dans un monde d’homme. J’adore ce que je fait, c’est une de mes passions et j’aimerais la partager avec le plus de gens possible.

Mais:

– pour toutes celles qui aimeraient travailler dans ce domaine, ou tout autre domaine à majorité masculine de tous les âges et qui s’arrêtent de le faire, peu importe la raison;

– pour toutes celles qui aimeraient avoir un modèle positif féminin dans ce domaine qui les obsède, même si c’est un domaine qui est un domaine de « gars » et qui ne peuvent rarement en voir un;

– pour toutes les personnes qui croient qu’être une femme dans le domaine des technnologies n’est pas une tare, mais une corde de plus à un arc;

-et à bien y repenser, pour moi aussi, qui croyait naïvement peut-être que ce magazine donnait une vision juste du domaine et qui, aujourd’hui, a été frappée par la réalité des choses, et qui a perdu un peu de son ‘innocence’ ;

Wired est capable de faire beaucoup mieux.  J’aime beaucoup ce mensuel, mais Cindy a raison.

Et suite à la lettre ouverte de Cindy, elle mentionne qu’elle est en train de discuter avec Chris Anderson par courriel au sujet d’idées permettant d’améliorer l’utilisation des femmes sur les couvertures du magazine.

J’attends la suite avec impatience.

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